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Hashtags, crimes et harcèlement

Depuis la sortie de l’affaire Weinstein, le harcèlement sexuel est un sujet qui commence à être pris plus sérieusement dans notre société. La popularisation de hashtags comme #balancetonporc sur les réseaux sociaux a permis à beaucoup de femmes harcelées présentement ou par le passé de lever le tabou sur les actes dont elles ont été victimes.

Dans les pays anglo saxons, l’apparition du hashtag #metoo à encourager de nombreuses femmes à partager leurs expériences. Des expériences qu’elles turent jusqu’à aujourd’hui.Ces témoignages se comptent déjà par millions et ne cessent de pleuvoir, ce qui démontre la gravité de la situation.

Rares sont les plaintes déposées car beaucoup de victimes ont peur d’endurer des moqueries, du scepticisme ou des représailles. Alors que quasiment toutes les femmes ont déjà eu à faire à cette inconvenance.

Encore trop de harceleurs, souvent des hommes exerçant un quelconque pouvoir sur leurs victimes, restent inconnus et protégés. Mais le harcèlement n’est pas uniquement exercé par ces hommes puissants, il peut l’être par des gens que vous connaissez très bien, bien sous toute apparence et dont vous ne pourriez vous douter que ses comportements font parti de leurs habitudes.

Tout d’abord, quand peut-on parler de harcèlement sexuel ? Quand un individu s’acharne sur une tiers-personne, sans son consentement, via le recours à des remarques grossières, actes déplacés et/ou propositions indécentes. La victime n’étant nullement à l’aise avec cette situation et le faisant comprendre à l’harceleur. Mais cela ne l’arrête pas.

Un harceleur tente d’obtenir de sa victime des faveurs qu’elle ne souhaite lui offrir. Les harceleurs sont donc dans la frustration et ont souvent tendance à amplifier l’ardeur de leur comportement à mesure que le victime continue de les repousser. Leur égo surdimensionné les laisse penser que ces refus ne sont pas une absence d’intérêt ou du dégoût mais une attitude “hard-to-get” pour attiser leur désir. Ce qui extrêmement grave. Parce que dans certains cas, ce harcèlement débouche sur des agressions sexuelles.

Personne ne prendrait plaisir à se faire agresser alors imaginez subir une agression sexuelle. Subir de quelqu’un que vous connaissez, car oui dans 80% des cas de viols l’agresseur est un proche, une attaque qui pénètre le cadre de votre intimité. Littéralement. Même voir sa victime se débattant en larmes et appelant à l’aide ne suffit à dissuader l’agresseur guidé par sa seule auto-satisfaction.

Il est terrible de penser que l’égocentrisme de certains peut les pousser à de telles atrocités et causer traumatismes et parfois suicides chez les autres.  

Le harcèlement peut partir de rien et les victimes n’en sont nullement fautives. Il suffit parfois d’une moindre frustration, pouvant avoir lieu dans le réel ou non pour qu’un individu, qui au premier abord était sympathique, se transforme en harceleur.

À partir du moment où vous importunez à répétition une personne avec des comportements déplacés, de nature sexuelle ou non, on peut parler de harcèlement. Cela peut passer par différents canals, ce qui est facilité par le développement des technologies.

Insulter avec vigueur et insistance une personne qui repousse vos avances, c’est du harcèlement. Utiliser la force pour tenter d’obtenir ce qu’un autre se refuse à vous donner, c’est du harcèlement.

Les harceleurs ne souhaiteraient jamais aux femmes qui leur sont proches et qu’ils respectent de subir ces assauts alors pourquoi les faire subir à d’autres ? Toutes méritent le respect et surement pas d’avoir à subir ce genre de comportements. Pouvant laisser des blessures profondes qui peut être influeront sur leur vie entière.

 

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